
Wednesday Sep 20, 2023
Les protestants peuvent-ils blasphémer?
La définition du blasphème n'est pas pareille d'une personne à l'autre. C'est surtout plus difficile lorsque la situation est reliée à une activité à l'intérieur d'une église.
Dans ce premier épisode de la 2e saison, Joan et Stéphane explorent les raisons qui influencent les réactions de certains chrétiens, abordent les contextes historiques qui ont défini la notion de blasphème et expliquent la notion de blasphème contre le Saint-Esprit.
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* Photo de Nachristos, unsplash.com. Utilisée avec permission.
Bonjour, bienvenue au début de la deuxième saison de Question de croire, un podcast qui explore la foi et la spiritualité une question à la fois. Cette semaine, est-ce que les protestants peuvent blasphémer?
Bonjour, Stéphane, c'est génial de reprendre.
Absolument, bonjour, Joan, je suis content qu'on se parle de vive voix de nouveau.
Un spectacle controversé dans une cathédrale
C'est la rentrée et à la rentrée, on aime bien un petit peu en Église, discuter, faire un peu du ragot autour des petits scandales de l'Église.
Et alors, moi, tu sais que je suis en ministère à Zurich auprès de pas mal de paroissiens qui sont originaires de Romandie, qui sont vaudois, romands, voilà.
Et donc, on m'a tenue informée d'un assez grand scandale à Lausanne cet été, lors du célèbre Festival dans la Cité, qui est donc un festival, je le rappelle, organisé par la mairie de Lausanne et puis d'autres associations, d'autres personnes.
Et l'un des grands moments, c'est l'un des spectacles dans la cathédrale réformée de Lausanne. Et là, il y avait un spectacle un peu anticonformiste, avec une chorale et puis un certain nombre... Voilà, c'est un spectacle, quoi.
Et sur le grand écran, figure-toi qu'il y a un mot qui est apparu en anglais. Un mot terrible qui, depuis, a créé une zizanie pas possible, « ejaculate ».
Et puis alors, tiens-toi bien, c'est un spectacle qui critiquait les banquiers, les gens des assurances et même les policiers. On aura tout vu. Alors, la pasteure qui était en vacances n'était pas au courant du contenu du spectacle puisque c'est le festival dans la cité.
Donc la pasteure, elle part en vacances, on lui demande est-ce qu'on peut utiliser la cathédrale? Elle voit ça avec son conseil d'administration des locaux, je ne sais pas comment ça s'appelle.
Et puis elle part en vacances et à son retour de vacances, c'était vraiment le scandale dans la presse, tout le monde l'interpellait.
Comment avait-elle pu autoriser? Ma foi a un festival qui n'est pas un festival de la paroisse, c'est une cathédrale, tout le monde y a accès dans une ville. Elle est tombée des nues.
Alors, ça nous a fait un peu réfléchir, moi et d'autres, sur la notion de blasphème. Donc en fait, c'est tout à fait OK quand on nous demande de louer ou de prêter nos églises.
Si on ne le faisait pas lorsqu'il y a des événements non religieux, comme on dit profane, on nous taxerait très certainement de quoi? De rétrograde, on nous rappellerait que tout le monde a payé des impôts pour nos bâtiments d'Église, on nous rappellerait que ça coûte cher, etc.
Donc nous, de bonne foi, on prête nos locaux, on prête nos églises. Et puis après, quand le contenu est un tout petit peu trop olé olé, on nous demande pourquoi est-ce qu'on autorise comme ça des blasphèmes pareils dans nos locaux.
Est-ce un blasphème de danser dans une église
Mais peut-être que ce n'était pas blasphématoire.
Selon le dictionnaire de l'Académie française, une éjaculation est une prière courte et fervente qui jaillit du cœur. Peut-être que c'était très religieux comme sujet. Non, je déconne.
C'est vrai qu'il y a un enjeu parce que, pour prendre l'exemple d'un bâtiment d'Église, c'est quand même, je dirais, juste des pierres, des briques, du mortier, du bois.
Mais on dirait que ce lieu-là, parce qu'il y a un rassemblement de croyants, est nécessairement plus sacré, différent du reste de la société.
Ça me fait penser lorsque j'étais dans une paroisse plus traditionnelle. Toutes les années, cette paroisse avait comme un spectacle, comme un musical que les paroissiens organisaient autour d'un thème biblique.
Et c'était une grosse chose. Les gens avaient beaucoup de fierté là-dedans. Ça pouvait être l'histoire des prophètes, Moïse, des choses comme ça.
Et c'était, cette année-là, l'histoire du fils prodigue. Et dans la pièce, il y avait une partie où on devait danser. Il y a un gros débat, c'est est-ce qu'on peut danser dans le sanctuaire de l'église?
J'ai dit, mais on n'est pas en 1933 ici. Et c'est dans le contexte de la pièce, c'est très pertinent dans l'histoire. Mais pourquoi on n'aurait pas le droit de danser, et on ne parle pas ici de danse liturgique et rien d'érotique, c'était de la danse, comme on peut voir dans une boîte de nuit.
Mais pourquoi à un endroit c'est acceptable et l'autre ce n'est pas acceptable?
Les gens qui aiment crier au blasphème
Lorsque j'étais là ces dix dernières années en ministère tout à fait volontaire, bénévole, à l'antenne inclusive de la paroisse luthérienne Saint-Guillaume de Strasbourg, j'étais déjà en tandem avec mon collègue actuel, le pasteur Christophe Cocher, et lui, il aime beaucoup tout ce qui est audacieux.
Ce qui fait que lorsqu'il y a eu le festival du film d'horreur, la paroisse a été interpellée pour projeter l'exorciste.
Et là, évidemment, il y a un nombre incroyable de jeunes parce que là, on parle quand même de festivals et d'événements. Toi aussi, avec ton musical qui touche des jeunes. Alors, on ne fait pas les choses pour que les jeunes viennent, mais on est aussi censé faire des choses pour que les jeunes viennent.
Ça devrait pouvoir être possible de faire des choses pour tous les âges. Et pas que pour une certaine classe d'âge qui vient nous dire que tout ce qu'on fait d'autre ne leur convient pas. Enfin, ce n'est pas comme ça que ça devrait fonctionner l'Église.
Et donc, il y a plein de jeunes qui sont venus voir l'exercice dans une église parce qu'ils ont trouvé ça génial.
Donc l'église était remplie à ras bord, je ne sais pas combien, plusieurs centaines. Et ça a fait beaucoup jaser.
Je crois même que le président d'Église s'est fendu d'une lettre. Pas pour le féliciter d'avoir eu, qui étant jeune dans l'église, pour se plaindre.
Donc mon collègue, ni une ni deux, il a organisé une conférence sur le thème de l'exorcisme et une table ronde.
Mais tu crois que les gens qui l'ont critiqué seraient venus? Non, ils ont une invitation personnelle pourtant.
Et donc c'est là que l’on comprend que c'est tout à fait autre chose, qu'en fait les gens parlent de quelque chose en eux qui n'est pas réglé avec le bâtiment d'Église, parlent de leur compréhension du sacré, qui est devenue intouchable en fait, c'est une compréhension qui est devenue inquestionnable.
Le blasphème de l’un n’est pas le blasphème de l’autre
La question du blasphème est souvent personnelle dans le sens où ce qui est blasphématoire pour une personne ne l'est pas nécessairement pour l'autre. Il n'y a pas une espèce de règle absolue qui définit et qui gère tous les cas de figure.
Donc pour moi ce qui est blasphématoire ne l'est peut-être pas pour l'autre et vice versa.
Et d'où la question qui décide. Dans une paroisse, est-ce que c'est la personne qui a le plus de pouvoir? Est-ce que c'est la personne qui donne le plus d'argent pour financer les activités? Est-ce que c'est la tradition? Est-ce que c'est une lecture littérale de la Bible?
Je vais te donner un exemple.
Quand je fais mes capsules pour les médias sociaux sur Instagram, sur TikTok, j'utilise parfois une marionnette de Jésus et je lui parle, je lui pose des questions.
Une fois, il y a une personne qui m'a écrit comment tu peux faire ça, c'est une vraie honte, tu te dis pasteur. Dans la Bible, c'est marqué, on n'a pas le droit d'avoir d'icône et tout ça.
J'ai répondu, mais c'est un jouet. Je ne vénère pas cette marionnette. Je ne crois pas que cette marionnette est Jésus. Je l'utilise comme un objet didactique pour attirer l'attention des gens, pour amorcer une explication.
Mais pour cette personne-là, c'était un blasphème, c'était un sacrilège absolu. Je ne veux pas qu'on m'impose une espèce de grille, mais je ne devrais pas aussi être capable d'imposer une espèce de grille parce que moi, je suis un peu choqué que tout doit arrêter pour tout le monde.
Quand la culture définie le blasphème
Alors, il y a aussi, c'est sûr, des données culturelles à prendre en compte. Là où je vis la moitié du temps, en Alsace-Lorraine, on a longtemps eu, en fait, un délit de blasphème. Et ouais, c'est assez dingue.
C'était un peu une exception dans les territoires français. Et il n'a été abrogé qu'en 2017. Mais oui, c'est très récent, ce qui fait que, du coup, les personnes se sentent aussi autorisées, quand elles ont été élevées dans cet état d'esprit, à parler de blasphème, puisqu'on les a élevées à repérer ce qui pourrait relever du blasphème.
Et c'est vrai que comme on est dans une région de France qui malheureusement a connu l'antisémitisme d'une façon assez forte, puisqu’avant on était la région d'Europe, avec le plus de mélange dans les villages entre juifs, protestants et catholiques.
Ça, c'était l'exception européenne, c'est-à-dire qu'en Alsace-Lorraine, il y a quelque chose par le protectorat de tous nos petits seigneurs, par le fait que dans le reste de la France, les protestants avaient été persécutés, mais pas dans la région Grand-Est. Je dis Grand-Est pour simplifier, mais voilà la région Rhénane.
Du coup, les protestants savaient qu'eux, ils avaient été protégés ici, mais qu'ailleurs, les autres avaient été déportés, massacrés, avaient dû s'exiler.
Et donc, ils ont aussi toujours mis en place des systèmes. On ne pourrait pas prétendre que les gens célébraient les différences, mais ils s'entraidaient dans leur vie très fragmentée.
On ne se mariait pas les uns avec les autres, ça c'est évident. On n'était pas enterrés dans les mêmes coins du cimetière, mais il y avait quelque chose joué là de l'ordre de la survie quand on est une minorité.
Et malheureusement, quand le régime nazi est venu, les juifs n'ont pas du tout été protégés à la hauteur de toute cette coexistence parce qu'une partie de la population était finalement germanophile et donc n'a pas vu venir derrière tout ce que ça pouvait comportait de terribles.
Il y a une racine, quelque chose de très fort dans cette région, qui fait qu'on apprenait à repérer le blasphème aussi pour protéger les communautés religieuses des éventuels abus de langage, des profanations de tombes, etc.
Donc ça pouvait être un ressort intéressant dans ce temps-là. Mais malheureusement, d'abord, ça n'a pas empêché le terrible massacre des Juifs. Ça n'a pas empêché avant 2017 toutes les profanations de tombes.
Et à partir de 2017, on l'a abrogé parce qu'il y a quand même des gens qui s'en saisissaient parfois pour attaquer la créativité, pour attaquer les spectacles dans les églises, donc ça a été abrogé.
Alors voilà, il y a parfois aussi des gens qui viennent de cultures dans lesquelles on peut s'en saisir.
Je pense tout particulièrement à certaines cultures arabo-musulmanes ou bien orientalo-musulmanes dans lesquelles on se saisit beaucoup de ce concept de blasphème pour empêcher finalement la pluralité.
Mais, comme dit, nous dans notre région, Alzaco-Mosellans, on s'en est saisi aussi pendant très longtemps. Donc, ça n'a finalement pas grand chose à voir avec la culture ou la religion. Simplement, ici, ça a été abrogé.
Une pièce de théâtre jugée blasphématoire
Je t'écoute et ça me fait penser à une pièce de théâtre qui a été présentée pour la première fois en 1979 au Québec, à Montréal. Ça s'appelle Les fées ont soif.
C'est une pièce de théâtre qui visait à dénoncer le patriarcat dans le grand mouvement féminisme. Et c'est une série de monologues et un de ces monologues était la Vierge Marie qui se plaignait un peu du rôle qu'on y réserve, ainsi de suite.
Et ça a créé une commotion. Les gens qui manifestaient devant le théâtre. J'y vois un lien.
On n'a pas eu de loi qui réussissait le blasphème, mais tu parles de gens qui ont été élevés dans cette culture. On était encore au Québec, au Canada français, dans une culture très ancrée dans le catholicisme romain.
Aujourd'hui, de ce côté-ci de l'Atlantique, nous sommes dans une société beaucoup plus séculaire. Je ne crois pas qu'une telle pièce de théâtre ferait un scandale et qu'on crierait au blasphème. Donc il y a aussi ces questions de contexte, ces questions générationnelles, ces questions de la façon qu'on a été éduqué, la culture dans laquelle on a été éduqué, qui fait qu'on peut crier au blasphème plus rapidement ou moins rapidement.
Le blasphème et les icônes du féminisme
C'est vrai. Alors, on dirait que ça n'a rien à voir. Et en même temps, j'ai écouté un podcast sur Simone de Beauvoir. Donc, je ne vais pas partir dans cette idée du féminisme. Mais c'est vrai que Simone de Beauvoir, elle a tellement fait scandale quand elle a sorti son livre, Le Deuxième Sexe.
Et dans le podcast, on apprend qu'en fait, ce livre-là, il est étudié dans pratiquement toutes les grandes universités en Iran, Stéphane.
En Iran, si tu demandes à la plupart des jeunes femmes québécoises ou françaises, peut-être qu'elles ne lisent même plus ce texte. Enfin, elles savent que le livre existe. Elles connaissent certaines parties qu'on utilise à tort et à travers.
Mais les jeunes étudiantes iraniennes, quand elles étudient la culture française, quand elles étudient le féminisme, par exemple, en géopolitique, elles le lisent, ce livre.
Et donc, je suis hyper étonnée de voir combien nous, on pourrait penser que la société iranienne a une tendance à pointer du doigt, à décréter que plein de choses sont des blasphèmes. Et nous, quand le bouquin est sorti en France, il était très blasphématoire finalement.
Il y a toujours des inversions, des décalages selon les cultures, à d'autres endroits où ça va être... intégrer à la culture d'autres endroits où, sur le moment, ça va être décrié.
Là, j'ai regardé aussi la minisérie sur Brigitte Bardot. Elle est un peu triste, cette minisérie, mais elle est hyper révélatrice d'une époque. Et à la fin, mon mari m'a dit, mais en fait, presque toutes les actrices sont un peu comme Brigitte Bardot aujourd'hui, mais ça ne choque plus personne.
Elle a fait certaines choses, elle a montré certaines parties de son corps, elle a dit certaines choses. Et puis, on crie aux blasphèmes aussi. Elle a divorcé aussi, trois ou quatre fois, enfin. Elle avait une vie très libre, comme beaucoup d'actrices maintenant.
Le blasphème contre le Saint-Esprit
Donc ça dépend toujours des époques. Une fois, il y a un pasteur qui a prêché et qui m'a donné une clé de lecture assez intéressante à propos du blasphème contre le Saint-Esprit.
Alors que dans d'autres Églises, par exemple les églises évangéliques, néopentecôtistes, on leur en parle beaucoup.
Et ce pasteur, comme il travaillait en banlieue parisienne, il avait des paroissiens qui l'avaient interpellé. Donc il a bossé là-dessus, et j'étais une fois à une pastorale en région parisienne, et il nous a sorti le tableau de Guernica, de Pablo Picasso.
Ce tableau, d'abord il était en noir et blanc, ou en tout cas dans les sombres et les clairs, et puis après il a été colorisé. Mais en noir et blanc, c'était d'abord une tapisserie, un côté aussi très, très brut dans la façon dont on s'approche de cette œuvre, du fait des couleurs, des tonalités, du fait de la matière. Après, ça a été numérisé, mis en tableau, mais voilà.
Et il nous a montré ça. Il a dit, vous voyez le blasphème contre le Saint-Esprit. Voilà comment je le comprends.
C'est quand on regarde une un massacre comme celui-là, un massacre issu de mauvais choix politiques, stratégiques, un massacre qui entraîne des peuples dans une grande souffrance et sur laquelle on a l'impression qu'on n'a pas la main, un massacre devant lequel on se sent tout à fait impuissant, eh bien, on peut ne voir que le massacre.
Mais là, il y a un petit risque de blasphème contre le Saint-Esprit.
Alors, on l'a tous regardé, il y avait plein de pasteurs et tout, tu vois, il y avait aussi des réformés libéraux, tout le monde l'a regardé, genre, mais qu'est-ce qu'il raconte, lui, là? Il a dit oui parce que si on voit que ça, si on voit que ce qui nous choque, alors on ne voit pas ce qu'il y a là en bas, tout en bas.
Et qu'est-ce qu'il y a là, tout en bas? Il y a une fleur qui pousse.
Et dans le tableau de Guernica, c'est ça, c'est l'horreur. Et tout en bas, tout en bas du tableau, quelque part, il y a une petite fleur qui pousse.
Il a dit, ben voilà, moi, je vous propose de réfléchir à ça la prochaine fois que vous pensez blasphème ou qu'on vous interpelle sur un blasphème.
Demandez aux gens, en fait, si le blasphème, ce n'est pas justement de ne voir que Ejaculate. Ejaculate dans une église.
On va retenir que ça du festival dans ma cité? Ou on va retenir le formidable partenariat entre justement la mairie, les associations, l'association de gestion de l'église, le sacristain ou la sacristaine qui a peut-être filé un coup de main de ce jour-là, les bénévoles, les artistes, les idées derrière, alternatives, un peu anti-violence.
Qu'est-ce qu'on va retenir en fait? On va retenir Éjaculate ou on va retenir toute cette créativité?
Lorsqu'on tente de pervertir le message de Dieu, les paroles de Jésus, est-ce un plus grand blasphème?
Pour un Québécois sacré, est-ce que ce n'est pas plus blasphématoire que d'avoir quelqu'un qui se présente le dimanche matin en minijupe, par exemple?
Qui décide de la définition du blasphème?
Moi, j'en reviens un peu à ma théorie qui est la théorie d'avoir du mal à comprendre que mes paramètres ne sont pas ceux des autres. Je te donne un exemple à propos de danser dans l'église et du pasteur.
J'ai un collègue qui, à la fin d'un concert très animé, a commencé à danser avec des paroissiennes, et puis du coup, tout le monde s'est mis à danser.
C'était charmant. Moi, j'étais là, j'ai filmé, j'ai pris des photos. Un très beau souvenir. Et l'un des conseillers presbytéraux est parti furieux. Et au prochain conseil, il a dit « Comment vous avez osé danser alors que j'ai enterré mon frère dans cette église il y a juste quelques semaines? »
Et c'est un peu ça, c'est la question due que représente ce lieu pour moi? Si ce lieu représente ça pour moi, je ne peux pas attendre des autres que ça représente la même chose. Du coup, on est obligé de réaliser que chacun va avoir une autre façon d'appréhender ce qui blesse et ce qui choque.
Il ne nous reste plus que le dialogue.
Et puis, moi, j'aurais tendance à dire et l'émerveillement devant la fleur qui pousse malgré tout. Et cette fleur qui pousse, nous vous la souhaitons, chères auditrices et chers auditeurs, en tout temps et vraiment en toute saison, parce que c'est une fleur un petit peu intérieure et on a surtout envie maintenant d'avoir vos retours sur notre compréhension du blasphème qui existe, dont on parle dans la Bible avec ce verset un petit peu célèbre.
Conclusion
Comment est-ce que vous le vivez? Qu'est-ce que ça vous amène comme nouvelle question à nous envoyer?
Merci de prendre de nos nouvelles tout l'été et de nous écrire régulièrement. Et je vous dis à bientôt, à bientôt, Stéphane. Juste un remerciement à l'Église Unie du Canada, notre commanditaire. N'oubliez pas de nous écrire questiondecroire@gmail.com. Merci Joan.
À bientôt.
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